La supplémentation en vitamine D3 est efficace dans un seul domaine : augmenter les niveaux de vitamine D 25-OH dans le sang. La plupart des personnes qui prennent de la vitamine D3 en gouttes ne constatent pas de grands bénéfices pour leur santé. C’est un fait.

En réalité, SE SUPPLÉMENTER avec de la vitamine D3 NE MARCHE PAS. Nous vous présentons dans cette publication les 3 raisons majeures :

Pour commencer voici une revue solide qui met en évidence les résultats d’essais cliniques randomisés de grande envergure réalisés au cours de la période 2017-2020.

Lisez bien les conclusions de cette étude :

Voici le mécanisme de production naturel de la vitamine D :

La vitamine D, souvent appelée “vitamine du soleil“, est principalement synthétisée dans la peau lorsqu’elle est exposée aux rayons ultraviolets B (UVB) du soleil.

Ce processus commence avec le 7-déhydrocholestérol (7-DHC), un dérivé du cholestérol, qui absorbe les rayons UV-B et se convertit en prévitamine D3.

Puis la prévitamine D3 s’isomérise en vitamine D3 (cholécalciférol), qui entre ensuite dans la circulation sanguine et est transportée vers le foie.

Là, elle est hydroxylée pour former la 25-hydroxyvitamine D3 (25(OH)D3), la forme circulante majeure utilisée pour évaluer le statut en vitamine D.

La forme active, la 1,25-dihydroxyvitamine D3 (1,25(OH)2D3), est synthétiser dans les reins, cette forme est cruciale pour le métabolisme du calcium et du phosphate.

Différence N°1 : Faible biodisponibilité des compléments

Pour être 100% efficace la forme de vitamine D3 25(OH) (25-hydroxyvitamine D3) a besoin d’être sulfatée par la lumière du soleil.

Lorsque vous prenez un complément par la bouche, vous n’obtenez PAS une version sulfatée de la vitamine D3, juste une version standard non sulfatée :

La vitamine D et le cholestérol ont besoin d’être sulfaté par la lumière du soleil pour être pleinement biodisponibles, cette opération rend ces molécules de sulfate autrement insolubles dans l’eau, solubles dans l’eau.

La vitamine D3 dans la peau peut ainsi voyager librement dans le sang, contrairement à la forme non sulfatée des compléments qui nécessite d’être enfermés dans des particules lipidiques comme les lipoprotéines de haute densité (HDL) et les lipoprotéines de basse densité (LDL).

La solubilité de la vitamine D3 dans l’eau la rend beaucoup plus bénéfique pour la santé.

Bien que l’organisme puisse sulfater la 25(OH)D3 provenant des compléments, le processus ne correspond à l’efficacité au profil métabolique atteint par l’exposition au soleil.

Les compléments ne reproduisent pas l’équilibre naturel des formes sulfatées, entrainant des différences dans la biodisponibilité, le transport et les résultats sanitaires, notamment pour l’hypertension et la santé cardiovasculaire, mais pas que…

Sources : doi:10.1002/1873-3468.12767 / PMID: 29343609

Lisez les conclusions de cette étude, et vous comprendrez :

Il faut conseiller aux patients présentant de faibles taux de 25(OH)D sérique de s’exposer davantage au soleil sub-thermique afin d’augmenter leurs taux de 25(OH)D sérique à des niveaux sains. La supplémentation en vitamine D ne doit pas être conseillée, car elle s’est révélée inefficace contre l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux et la myopie, et ne peut pas avoir les effets favorables d’autres médiateurs induits par le soleil. La supplémentation en vitamine D chez ces patients pourrait même être néfaste car elle augmenterait les taux sériques de 25(OH)D des patients, créant ainsi un faux sentiment de sécurité et occultant la meilleure métrique disponible pour une exposition solaire insuffisante.”

Le soleil et les pilules ne sont pas la même chose.

Les divers rôles du sulfate dans l’organisme sont essentiels pour une bonne santé, en particulier pour maintenir une vascularisation saine, un apport électrique au corps et un système de distribution efficace des molécules biologiquement actives conjuguées au sulfate, telles que le cholestérol, la vitamine D, la dopamine et la mélatonine.

La lumière du soleil offre également une protection naturelle contre le soleil ardent de l’été grâce à la production de mélatonine dans la peau.

Différence N°2 : Augmentation du cholestérol LDL

Regardez cette vaste étude contrôlée par placebo :elle n’a trouvé aucun bénéfice à la supplémentation en vitamine D pour le risque de maladie cardiaque bien au contraire…

Cette étude a porté sur 100 hommes présentant de faibles niveaux de vitamine D, répartis aléatoirement en deux groupes :

  • un groupe a été invité à passer 20 minutes au soleil chaque jour,
  • L’autre groupe a reçu des suppléments de vitamine D.

Les résultats ont montré qu’une exposition accrue au soleil et des suppléments de vitamine D amélioraient les niveaux de vitamine D dans le sang, mais…

Le groupe qui a passé du temps au soleil avait des niveaux inférieurs de cholestérol total, de cholestérol HDL et de cholestérol LDL, tandis que le groupe prenant des suppléments de vitamine D avait des niveaux accrus de cholestérol total et de cholestérol HDL pour exactement les raisons décrites ci-dessus.

En raison de l’augmentation de votre taux de cholestérol, votre médecin généraliste vous prescrira des statines qui empoisonnent vos mitochondries (coenzyme Q10) et inhibent votre capacité à convertir le cholestérol en vitamine D, même si vous vous exposez au soleil.

Différence N°3 : Risque d’hypercalcémie

La prise de compléments de vitamine D3 peut causer une hypercalcémie, particulièrement si les doses sont excessives.

La recherche suggère que cela se produit principalement par une augmentation de l’absorption du calcium dans l’intestin, facilitée par l’action de la vitamine D sur les récepteurs intestinaux. Il semble également possible que cela implique une mobilisation accrue du calcium à partir des os, augmentant ainsi les niveaux de calcium dans le sang, ce qui peut entraîner des complications comme des faiblesses osseuses ou des calculs rénaux.

Alors que lors d’une exposition au soleil, le risque d’hypercalcémie lié à la synthèse naturelle de la vitamine D3 est nul.

Le corps régule cette production grâce à des mécanismes comme la dégradation de la vitamine D3 en formes inactives sous une exposition prolongée aux UV, empêchant une surproduction. Cela signifie que l’exposition au soleil n’entraine pas d’hypercalcémie.

Source : doi.org/10.1210/er.2016-1070

Regardez ce cas d’un patient avec sclérose en plaques qui prenait 5500 UI de cholécalciférol quotidiennement = hypercalcémie sévère, attribuée aux mécanismes annoncés ici.

De plus, des erreurs de fabrication dans les compléments, comme des surdosages, ont été signalées comme cause de toxicité à la vitamine D, avec des niveaux de 25(OH)D extrêmement élevés.

Alors que la nature ne fait pas d’erreur, et pas de surdosage. Même si vous restez trop longtemps au soleil, toute la vitamine D3 (7-DHC) supplémentaire se transforme en substance inoffensive comme le lumistérol et le tachystérol.

C’est la façon dont votre corps s’assure que vous ne vous retrouvez pas avec trop de vitamine D.

Alors que la nature ne fait pas d’erreur, et pas de surdosage. Même si vous restez trop longtemps au soleil, toute la vitamine D3 (7-DHC) supplémentaire se transforme en substance inoffensive comme le lumistérol et le tachystérol.

C’est la façon dont votre corps s’assure que vous ne vous retrouvez pas avec trop de vitamine D.

Aucun supplément ne peut reproduire cela.

La plupart des thérapeutes et médecins recommandent aveuglément des suppléments de vitamine D3 et vous conseilleront simplement de prendre un autre complément, la vitamine K2, pour éviter tout risque d’hypercalcémie, affirmant ainsi que tout ira bien. Pourtant, les suppléments, dans leur ensemble, sont bien moins efficaces que l’obtention de ces mêmes nutriments à partir des aliments. C’est ce qu’a confirmé une étude de l’Université Tufts en 2019 :

Savez-vous qu’il existe 12 analogues différents de la vitamine D produits dans le foie ? et que plus de la moitié d’entre eux ne peuvent être obtenus que par la lumière du soleil.

Un supplément de vitamine D ne vous fournit que quelques analogues, partiellement inutiles et complètement déséquilibrants.

La majorité des personnes qui souhaitent prendre soin de leur santé dise :

« Oui, je suis conscient des nombreux bienfaits de la vitamine D pour la santé. »

Nous leur expliquons qu’il ne s’agit pas d’une gélule de vitamine D en complément, mais de quelque chose de bien plus important, le soleil, ce soleil dont les instances officielles de santé préconisent de s’en protéger.

“Les chercheurs sont frustrés parce qu’ils constatent qu’un taux élevé de vitamine D sérique est associé à de nombreux bienfaits pour la santé, mais lorsqu’ils mènent des études contrôlées par placebo sur les suppléments de vitamine D, ils obtiennent systématiquement des résultats décourageants. Et lorsque les personnes atteintes d’un cancer de la peau décident d’éviter le soleil, leur pronostic s’aggrave.” – Stephanie Seneff, Ph. D.

Alors pourquoi tant de personnes choisissent-elles la supplémentation ?

  • La fausse peur du soleil et des UV-B (c’est comme dire que ce sont les voitures qui créent les accidents),
  • C’est une solution facile,
  • Depuis votre plus jeûne âge vous êtes conditionnés à prendre des gouttes et des gélules,
  • C’est une mesure concrète (mais en réalité, une solution de fortune),
  • La supplémentation en vitamine D à elle seule génère un business de 1,1 milliard de dollars par an (Follow the money… but don’t expect the truth),
  • Le manque de soleil, et l’absence d’UV-B en hiver.

Le manque de soleil est souvent avancé comme la principale raison de la prise de compléments. Mais alors, comment expliquer que des populations vivant à des latitudes extrêmes aient pu survivre aux longues nuits d’hiver sans un apport suffisant en vitamine D pour soutenir leur système immunitaire ?

Se pourrait-il qu’un mécanisme adaptatif encore méconnu leur ait permis de compenser l’absence d’UV-B ? C’est à cette question que nous répondrons dans l’article “Biophotons & Vitamine D : la lumière face au complément“.